Immobilier : en PACA, des métropoles à la traîne

Avec des prix de l'immobilier en hausse entre 2008 et 2018, Aix-en-Provence est la seule des grandes villes de la région à tirer son épingle du jeu.

Cinq préfectures sur six à la baisse dans une région où les prix sont parmi les plus élevés de province, Méditerranée oblige. Aix-en-Provence et quelques rares communes chics sont les seules à afficher dans le tableau ci-dessus des prix de l'immobilier en hausse depuis 2008. Dans la capitale régionale, il y a bien une reprise du marché mais elle est très récente et peu marquée. Sur la décennie 2008-2018, les prix ont reculé de 13%.  

 

Contrairement à ce qu'on observe à Bordeaux et à Lyon, le succès de Marseille comme destination de week-end ne se traduit pas par une demande plus forte sur le marché immobilier, qui se relève très difficilement. Et dans le grand port voisin de Toulon, c'est encore pire.  

Les localités touristiques ne sont pas épargnées

Sur la Côte d'Azur, c'est surtout le marché des maisons qui s'est totalement effondré après 2008 et ne s'est pas relevé : moins 50% à Antibes et Cannes, - 38% à Vallauris, - 34% au Cannet, - 17% à Nice même. L'immobilier de luxe n'est pas près de retrouver ses riches heures du début des années 2000.  

Les plus fortes baisses du marché sont observées dans des villes moyennes comme Carpentras ou Draguignan mais les prix baissent également dans des communes touristiques comme Saint-Raphaël , Arles, Avignon et L'Isle-sur-la-Sorgue. Dans ces trois dernières villes, le succès - fondé sur une offre culturelle haut de gamme - ne se dément pas et leur présence dans une liste de villes où l'immobilier est à la peine est un peu surprenante.

Source: L'Express

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