Plus d’un étudiant sur cinq n’a pas encore de logement pour la rentrée...

Sur les 1,6 million d’étudiants inscrits à l’université, on estime à environ 350.000 ceux qui sont encore à la recherche de la perle qui devient de moins en moins rare du fait de la forte concurrence.

Chaque année, c’est le parcours du combattant pour les étudiants qui cherchent un logement pour la rentrée. Chacun espère trouver la perle rare: proche de l’université, au loyer abordable et plus spacieux qu’un abri de jardin. Plus d’un million et demi de jeunes sont inscrits à l’université. Pris par le temps, entre vacances et petits boulots, les étudiants doivent faire face à une forte concurrence notamment dans les villes en zones tendues (comme les grandes métropoles). «Actuellement, nous avons 185.000 nouvelles candidatures sur notre plateforme, mais nous estimons à près de 350.000, soit quasiment le double, le nombre d’étudiants en France toujours en recherche active d’un logement, explique William Vieillard, directeur général d’Immojeune, plateforme d’aide de recherche de logement pour les jeunes, qui rassemble plus de 300.000 offres (studios, colocation, résidences CROUS...).

L’effectif des retardataires, qui débutent leur recherche en août, a considérablement augmenté depuis quelques années, selon William Vieillard. «Aujourd’hui il y a trois fois moins d’offres que de demandes de logement. Chaque année c’est le même constat alarmant», souligne-t-il. Pour certains, ces recherches se font souvent au dernier moment en raison de l’attente des résultats sur la plateforme Parcoursup. Bref, cette période où les étudiants doivent trouver un nouveau logement s’avère être un véritable casse-tête pour bon nombre de jeunes. «Il faut postuler à beaucoup d’offres, être très réactif, ne pas se démotiver, être très vigilant lors de l’état des lieux (vérifier la machine à laver ou les plaques chauffantes) et surtout avoir un dossier complet à 100%», conseille William Vieillard. Il préconise aussi de faire attention aux arnaques, des appartements à des prix anormalement bas et dont les propriétaires demandent d’envoyer de l’argent avant toute visite.

Avec des cités universitaires ou résidences CROUS plus que saturées et des frais d’agences lourds à supporter, les étudiants se tournent souvent vers d’autres solutions de logement. En parallèle des traditionnelles colocations entre amis, le coliving (inspiré du coworking) s’affirme comme le bon filon immobilier des décennies à venir.

 

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Source: Le Figaro

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