Prix de l'immobilier : la France, bonne élève de l'Europe !

Entre 2008 et 2018 les prix d'achat des logements ont augmenté moins rapidement en France que dans la plupart des pays européens, montre une étude de l'IESEG. Un constat qui plaide pour l'investissement dans l'immobilier résidentiel. Sur cette période, le taux de propriétaires a gagné trois points.

Voici un constat qui va surprendre plus d'un candidat à la propriété, surtout s'il est parisien ou lyonnais. En dix ans, les prix d'achat des logements ont augmenté moins rapidement en France que dans la plupart des pays de l'Union européenne (UE).

« Entre 2008 et 2018, les prix ont progressé de 5,5 % en moyenne dans l'Hexagone (+17,96 % dans le neuf et +3,97 % dans l'ancien). Une progression inférieure à celle d'une majorité d'autres pays du nord et du centre de l'Union européenne », souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG. L'augmentation du prix moyen des logements a, par exemple, été bien supérieure en Suède (+72,3 %), au Luxembourg (+55,8 %) ou en Allemagne (+47,8 %).

Cette décennie ayant été marquée par la crise financière de 2008 qui a fait plonger l'immobilier dans certains pays, l'universitaire a donc scruté la courbe des prix sur une période plus courte de 5 ans. Résultat : le constat est le même. Entre 2013 (début de la reprise) et 2018, la croissance cumulée des prix moyens d'achat en France s'est limitée à 3,97 % (+10,37 % dans le neuf et +3,12 % dans l'ancien). Sur 27 pays pour lesquels les données sont disponibles, la France est dépassée par 23 pays pour l'ensemble des logements (neufs + anciens) et par 22 pays pour les seuls logements anciens.

Des atouts pour l'investissement immobilier

« Au vu de ces données, on peut penser qu'investir dans la pierre présente moins de risque de décrue des prix en France que dans les pays où il y a eu une envolée assez spectaculaire. C'est vrai, mais à condition de choisir les zones géographiques où l'immobilier est à bon prix », prévient Eric Dor. Une allusion à l'envol des prix dans certaines grandes métropoles, et notamment dans  des villes comme Paris , Bordeaux, Lyon, Nantes ou Rennes. Mais cet envol ne se retrouve pas, loin de là, dans les zones rurales et péri-urbaines.

Deux facteurs supplémentaires plaident en faveur de l'investissement immobilier. Des perspectives durables de taux très bas pour les prêts immobiliers. Et une démographie qui, comparée à celle de certains voisins européens, reste relativement forte. Ce qui va soutenir les prix d'achat des logements et/ou les loyers.

Une hausse du taux de propriétaires

Entre 2008 et 2018 enfin, « la croissance cumulée du prix moyen d'achat des logements (neufs et anciens confondus) a été en France inférieure de 10,32 % à celle du revenu net d'un ménage de deux adultes ayant chacun le salaire moyen et deux enfants ». De quoi faire tourner le moteur de l'accession à la propriété.

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De fait, ces prix attractifs auront (un peu) modifié l'image figée d'une France de locataires. Le taux de propriétaires a en effet progressé de 3 points sur la période - deuxième meilleur score des 28 - pour atteindre 65,1 % l'an dernier. Sur 5 ans, l'augmentation est encore de 0,8 %, supérieure à celle constatée dans la plupart des autres pays.

Pas de quoi bouleverser pour autant les fondamentaux. Si ce petit rebond a permis à la France de passer devant l'Allemagne (taux de propriétaires à 51,5 %) ou le Royaume-Uni (65 %), on compte encore 22 pays de l'UE qui affichent des scores supérieurs.

 

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Source: Les Echos

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