Pyrénées-Atlantiques : 4 clés pour comprendre le marché de l’immobilier

Si le département reste bon élève, c’est toujours le Pays basque qui porte les chiffres de l’immobilier. Le Béarn pâtit du marché de centre-ville palois mais limite la casse.

À l’occasion de la conférence de l’immobilier, organisée vendredi au palais Beaumont de Pau, par le groupe « Sud Ouest », la chambre interdépartementale des notaires a présenté le bilan 2018 du marché immobilier départemental.

Des ventes en léger recul après une grande année 2017

Le volume des transactions immobilières en Pyrénées-Atlantiques a reculé de 0,7 % en 2018. La baisse n’est pas comparable selon les sous-marchés. L’ancien a continué de progresser avec +3,7 % pour les appartements et +0,9 % pour les maisons, tandis que le neuf a considérablement reculé, avec une baisse de 14,5 % pour les appartements.

Ancien : tout remonte, sauf le prix des appartements palois

Alors que les courbes d’indices de prix remontent à Paris, en province et même en Pyrénées-Atlantiques, ils continuent de baisser à Pau. « Le problème, c’est la qualité de l’offre », analyse Sylvain Amédée, secrétaire général de la chambre des notaires. Le prix médian du m² est de 1 430 euros à Pau, encore loin des 1 700 euros de Mont-de-Marsan. La proche agglomération paloise s’en sort mieux, à 1 560 euros du m². Dans le département, le Pays basque côtier est encore hors catégorie, à 3 370 euros du m².

À Pau, les trois pièces encore plébiscités, faute de mieux

Toujours dans cet immobilier ancien, les trois pièces continuent d’être les plus recherchés. 33,5 % des ventes ont été réalisées sur ces appartements, contre 28,5 % pour les deux pièces et seulement 25 % pour les quatre et cinq pièces cumulés. Ce n’est pas faute de demandes. « Le problème est encore dans l’offre de centre-ville palois, estime Benjamin Laplace, notaire à Pau. Les familles cherchent des appartements plus grands, mais n’en trouvent pas, car ils ont été découpés. Les transactions qui se réalisent se font à des prix très élevés. Récemment, un 135 m² est parti à 425 000 euros. » Le notaire espère que les travaux en cours permettront de relancer le marché.

Les maisons se vendent un peu mieux qu’en 2017

Le prix médian des ventes de maisons anciennes s’est apprécié de 1,5 %, à 208 000 euros, dans le département. Encore une fois, il faut dissocier la transaction type du Pays basque côtier (420 000 euros) de celle réalisée en Béarn (152 800) ou dans la périphérie paloise (220 000). Les maisons anciennes sont parties en moyenne à 626 600 euros à Biarritz et 92 000 à Mauléon. Entre les deux, Lescar à 284 300, Pau à 199 000, Orthez à 144 200 et Oloron à 130 000.

Source: https://www.sudouest.fr/2019/04/11/le-marche-de-l-immobilier-5978441-4037.php

 

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